FSBK Carole : la 17 de retour au top !

Après les déconvenues successives des quatre dernières courses, toute l’équipe avait à coeur de montrer à tous quel était notre réel niveau pour cette avant dernière épreuve du championnat sur le circuit Francilien de Carole. La poisse ne nous a pas lâché de l’été puisque nous avons cassé un moteur de plus lors d’un entraînement à Nogaro. Fort heureusement, grâce à un gros coup de pouce de notre partenaire BiMéca, nous avons pu nous porter acquéreurs d’un moteur d’origine quasi neuf… Il a ensuite resté beaucoup de boulot au brave Black Jack « Pépirâle », pour préparer au mieux la moto de Superbike.

Faisceau électrique entièrement revu, composants démontés et nettoyés, réfection de l’embrayage et de la boîte de vitesses… Black Jack n’a vraiment pas chômé dans les ateliers de Vija pour avoir une moto parfaite !

Notre deuxième moto étant du coup entièrement démontée, notre ami et bienfaiteur Laurent Mours nous a prêté son ZX10R de route pour servir de mulet… Une fois encore un grand merci à lui, ce n’est pas le premier coup de pouce qu’il nous donne !

Arrivés sur place tard jeudi soir, c’est la véritable guerre pour trouver un emplacement où déployer notre quartier général ! Et nous nous retrouvons loin de tout au fin fond du paddock… Le pauvre Pépito, responsable pneumatiques fait grise mine ! Il va devoir en faire des kilomètres à pieds en poussant son chariot à pneus ! Avec l’équipe bien rodée et sur-motivée, nous sommes rapidement confortablement installés. La moto est prête, premiers essais libres le lendemain : ça va chier ! Pour patienter, Virginie « Pépithunes », Laeticia « Pépigrosse » et Lisa « Pépina » nous préparent de bonnes gaufres. PonPon fait la tronche, il n’a pas encore droit au Nutella, ce sera gaufres natures pour lui !

Pour la première séance du vendredi, n’ayant pas de pneu d’occasion propre sous la main nous décidons de partir avec des pneus neufs d’entrée. Au vu des températures très fraîches, Pirelli nous conseille une référence de pneu dur… Qui s’avérera complètement inefficace ! Et ce n’est que le début, nous serons confrontés tout le week-end à des problèmes de pneus. Les Pirelli étant fortement en retrait face aux Dunlop sur ce macadam Parisien froid et peu abrasif. On commence quand même à travailler efficacement sur le châssis avec Pépigros HBR afin de trouver du grip.

Fin de séance, meilleur chrono en 1’02’8, 19e temps. La concurrence est affûtée et féroce, les deux jours d’entraînement organisés peu avant ne nous avantagent pas puisque nous n’avons pu nous y rendre… Le retard sur nos adversaires est sérieux !

Pour la deuxième séance, nous repartons avec les mêmes pneus. Le pneu arrière commence à avoir pas mal de tours et glisse énormément. PonPon n’est pas à l’aise sur la moto, les sensations ne sont pas bonnes. La moto peine énormément à motricer et nous perdons énormément de temps dans la « parabolique » qui est sans conteste le virage clé du circuit. Nous tentons différentes pressions dans le pneu et Thomas tourne les molettes de réglage des suspensions dans tous les sens, rien n’y ferra !

Fin de séance avec un très lointain 21e chrono en 1’03’1. La confiance du pilote pour la suite n’est pas au mieux !

Vendredi soir nous effectuons un sérieux débriefing. Nous allons devoir prendre des risques pour avancer rapidement dans la mise au point de la moto. On allonge la démultiplication d’une dent, nous passons une chaîne plus courte pour raccourcir un peu l’empattement et nous basculons sensiblement l’assiette de la moto en arrière… Quitte à perdre en vivacité, il nous faut à tout prix trouver du grip et de la motricité !

Modifications effectuées, le bon Sims « Pépicool » et son acolyte Pierrot « Pépichoune » nettoient la 17 de fond en comble ! Seb « Pépichef », le patron craint et vénéré semble satisfait « punaise ! Elle brille comme un miroir de bordel » ! Le bon Pierre Maldes « Pépicrash » en profite pour nous rejoindre nous prêter main forte à l’intendance. Demain il ferra jour, ce sera une journée clé pour la suite du week-end. Les filles nous font un super repas, petit apéro et au lit !

Pendant le repas, nous discutons des particularités du Circuit Parisien, notamment une pas très rassurante : le lieu étant au coeur d’un quartier peu fréquentable, les vols de motos de course pendant la nuit sont monnaie courante ici…Ceci étant dit, Seb demande à chacun de prendre ses précautions et d’ouvrir l’oeil sur la fin de week-end. Pendant la conversation, il y en avait un qui avait les yeux grands ouverts… Le bon Pépito !

La nuit suivante, à une heure inavouable, toute la troupe est réveillée en sursaut : Pépito hurle et essaie avec précipitation de sortir de sa tente : « AH CA BOUGE ! Y’A DU MONDE !! THOMAS, JACK SORTEZ !!! ALLEZ SECOUEZ VOUS @£$*%#§#€ !!! »… Panique générale, Pépito trouve enfin le moyen de s’extraire de sa tente et là… « ah non, en fait c’était juste le vent et une ombre sur ma tente… » Il retourne se coucher en laissant place à un fou rire général qui dura une bonne quinzaine de minutes.

Le lendemain, il fait jour et grâce (ou pas) à notre crieur public, la 17 est toujours là… De toute façons, Pepichoune dormait dans la tonnelle qui hébergeait la moto afin d’écarter tout risque.

En fin de matinée, fini de rire c’est l’heure de la qualif’ ! La température à encore baissé et nous optons pour le pneu dur déjà utilisé la veille, en espérant que ce coup-ci il fonctionne ! Nous partons directement avec deux pneus neufs, car a partir de samedi matin nous n’avons le droit qu’a 5 pneus jusqu’à la fin du week-end. Le pneu fonctionne un peu mieux, les réglages opérés la veille semblent avoir porté leurs fruits, et PonPon améliore en 1’02’3, puis roule régulier en 1’02 durant de nombreux tours. Il nous faut travailler en vue des courses relativement longues (25 tours).

Malheureusement, notre chrono ne sera pas assez bon face à une concurrence d’un niveau incroyable et qui à passé du pneu qualif’. 23e chrono ! Loin, très loin de nos objectifs.

Pour l’après-midi, nous allons devoir nous faire violence et rentrer à tout prix au moins dans le top-20 afin d’avoir toutes nos chances pour la course ! Pour cela, nous décidons de prendre le risque d’utiliser le pneu qualif’. Le risque avec ce genre de tactique est que la moto ne fonctionne plus avec autant de grip ou que le pilote soit incapable de l’utiliser à bon escient, sachant que sa durée de vie est de 5 à 6 tours. N’ayant jamais utilisé de pneu qualif, le risque est réel mais vu la médiocrité du début de week-end, il nous faut foncer pour avoir une chance de redresser la barre.

La proposition est vite adoptée. PonPon part au début de qualif avec le pneu du matin pour se remettre en jambes, puis rentre à mi-séance passer le pneu qualif’, la pluie menaçant de tomber à tout moment. Premier tour lancé en 1’01’9, puis 1’01’8 au second tour, pari gagné nous prenons virtuellement la 11e place ! PonPon fait faire 11 tours au pneu, régulier en 1’02’0. Arrivé au box, celui-ci n’est même pas mort… Il est clair que le pilote n’a pas assez « tapé » dedans, mais qu’importe le chrono est là ! Nous finissons la séance avec le 15e chrono, de quoi être satisfaits !

PonPon, amoureux du pneu qualif !

PonPon, amoureux du pneu qualif !

 

Débriefing : il est clair que le chevelu, pas habitué à ce genre de gommes au grip incroyable ne s’est pas lâché comme il aurait dû et n’a pas exploité le pneu qualif’ à son maximum. Loin de là. Peu importe, la position sur la grille de la course 2 est satisfaisante, le pilote commence à trouver ses marques sur ce circuit atypique, sensations et sourires reviennent… Bref, de quoi passer un bonne soirée ! Pour fêter ça, on commande même des pizzas !

On valide les réglages de la moto pour les courses du lendemain et puis en course, ce sera la guerre. Nos espoirs sont surtout portés sur la course 2.

Pour certains la nuit sera mouvementée ! En effet aux alentours de 3h du matin, un type complètement ivre chute et s’écrase littéralement sur la tente à PonPon et Pépina ! PonPon sort, l’homme ne tient pas debout, n’arrive pas à aligner deux mots mais semble bien décidé à ne plus bouger ! Le temps pour le pilote d’aller réveiller son boxeur de Manager et le gars s’est carrément endormi ! Nos deux Pépi le portent et le déposent quelque mètres plus loin, le type se relève, perd l’équilibre en avant et se fracasse littéralement contre la voiture de Pierre Pépicrash ! Il se relève et reste adossé à celle-ci, claquant des dents dans la nuit froide. Quelques mètre plus loin, une tonnelle où des side-caristes continuent la fête. Black Jack va les voir en leur lançant une phrase devenue « Pépi-culte » : « c’est à vous ce truc là ? » Les copains du type ivre s’excusent et vont le coucher. En fait, le gars était tellement bourré qu’il n’a pas réussi à trouver sa tente !

Le lendemain, le team est levé tôt et se prépare pour la bataille ! PonPon est un peu fébrile, le circuit est très étroit et propice aux accrochages en tous genres, consigne est alors donnée de ne pas forcer sur les trois premiers tours. Nous abandonnons l’idée d’un bon résultat final, nous allons nous concentrer à continuer d’accumuler de l’expérience en vue de la course de l’après-midi.

Notre cher Président, Philippe « Pépibug » nous rejoint dans la matinée pour assister aux courses du jour.

Nous avons de nouveau choisi la référence de pneu dur, nous n’avons pas osé passer le tendre de peur qu’il se dégrade trop en fin de course.

PonPon s’élance donc de sa 23e position sur la grille, départ très moyen et début de course tranquille. Il est toujours bloqué en 22e place au bout de trois tours à la bataille avec Yannick Pierre.

Puis il prends peu à peu son rythme en 1’02’5 régulier en entame sa remontée. La 17 remonte rapidement et double successivement Pierre, Monticelli, Schmidt, Jonchière… Au passage sous le damier, PonPon a pris la 16e position et venait de remonter un groupe de 5 pilotes avec un rythme supérieur à eux… Damned ! Dommage, mais nous sommes rassurés quant à nos performances. Une fois de plus notre rythme de course est élevé ! Nous en profitons quand même pour prendre les points de la 11e place Stock.

Maintenant nous attendons de pied ferme la seconde manche pour enfin révéler la place qui est la notre !

L’après-midi, après informations prises auprès de Pirelli, nous partons cette fois avec le 611, la référence tendre chez Pirelli et que nous avons déjà utilisé plusieurs fois au cours de la saison. Et ce coup-ci c’est un PonPon serein qui vient rejoindre sa 15e place sur la grille.

L'équipe de combat au rapport sur la grille

L’équipe de combat au rapport sur la grille !

Bon départ depuis la 15e place, PonPon joue des coudes dans les premiers kilomètres et il finit la première boucle en 13e position derrière Sébastien Gérard et sa véloce Yamaha. Le temps de temporiser pour jauger le grip du pneu arrière et la 17 lance l’assaut vers les avants postes à partir du 5e tour. La bagarre est très rude dans le groupe de chasse, mais le pilote de retour en pleine confiance freine très fort et se fait la place, nous prenons la 10e place au 10e tour et la 17 continue sa remontée. PonPon ramarre rapidement le groupe devant lui composé de Gérard et Cudeville puis les double dans la foulée. A 8 tours de la fin, la 17 est stabilisée en 9e position scratch et 4e stock avec de l’avance sur l’arrière. Ponpon est de plus en plus rapide au fil des tours malgré l’usure des pneus, et remonte sur Jimmy Maccio qui est détenteur de la 3e position stock… Preuve de constance, la 17 réalise son meilleur tour dans la 24e et avant-dernière boucle en 1’02’1. Sur les 20 derniers tours, PonPon a roulé régulier en petit 1’02 ! Au baisser du damier, notre belle Kawa s’est bien rapprochée de Maccio mais pas suffisamment pour pouvoir inquiéter le pilote de la machine N°14.

Full GAZ en course 2 !

Full GAZ en course 2 !

 

 

Qu’importe, nous n’avons pas été aussi bien placés depuis Nogaro en début de saison ! Nous ne sommes vraiment pas passés loin du podium stock et suite à un déclassement, nous prenons la 8e place du scratch ! Nous marquons de gros gros points, les premiers depuis longtemps et inutile de dire que ceux-ci font un bien fou après toute la malchance qui s’est abattue sur nous…

Le week-end dans son ensemble a été très compliqué, la faute au manque de roulage par rapport à la concurrence une fois encore. Mais nous avons su progresser constamment, sans faire de grosse erreur et le résultat de cette deuxième manche est bien entendu plus que satisfaisant pour toute l’équipe. De quoi passer un agréable retour jusqu’à Toulouse.

Un grand merci à toute l’équipe, qui a encore travaillé d’arrache-pied et à qui nous devons ce bon résultat. Merci à nos partenaires, sponsors, bienfaiteurs, amis et fans qui nous permettent encore de défendre nos chances et qui nous ont toujours supporté malgré les longs mois de disette du milieu de saison. Merci à tous !!

Rendez-vous bien évidemment à Albi les 26 et 27 septembre pour la finale du Championnat où si tout se passe bien pour nous, nous pouvons aller chercher la 5e place finale du classement Stock !

A très bientôt et GAZ !

 

 

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