FSBK Pau-Arnos : Vitesse et précipitation

Après un week-end Nivernais laborieux, voilà l’équipe du TTS à nouveau sur le pied de guerre pour la 5e manche du FSBK 2018 sur le tracé de Pau-Arnos. Bien que ce circuit ne soit vraiment pas loin de la maison, ce n’est pas un de ceux sur lesquels nous sommes les plus à l’aise, d’autant que nous n’avons pas pu aller y tester faute de budget suffisant.

Difficulté supplémentaire, Pépito et Pépichef ne pourront être de la partie ce coup-ci. C’est donc Pépiprof et Pépiperf’ qui auront la lourde tâche d’assurer l’intérim au management, assistés par Pépipro et Pépikéo à la gestion des boulons et des pneus. Pour le reste c’est Pépina, Pépiboubou et Pépikéo Senior qui se chargent de la logistique, du panneautage et de la restauration.  

 

 

Autre imprévu pas très agréable, Ponpon ne pourra arriver sur place que vendredi matin juste après les funérailles de son grand-père Normand qui ont lieu le jeudi matin. Toute l’équipe du TTS adresse d’ailleurs ses plus sincères condoléances à la famille Pons et Jenvrin.

Vous l’aurez donc compris, les bonnes conditions sont loin d’être toutes réunies pour envisager un week-end Palois parfait. Malgré tout, l’équipe aborde cette épreuve avec sérénité. Nous allons tout donner, essayer de prendre un maximum de plaisir et poursuivre notre lutte pour le titre en Challenger. D’ailleurs tout est fin prêt le jeudi soir, et les belles Kawasaki ZX10R #17 qui n’attendent plus que leur pilote ont été amoureusement bichonnées par Pépiperf.

 

 

Vendredi en début de matinée, Pépiprof et PonPon arrivent sur le circuit. Bien que pas franchement dans une forme olympique, notre pilote est prêt à en découdre et impatient de prendre le guidon. Pour la première séance libre, pas de prise de risques inutile : nous allons essayer de boucler le plus de tours possible pour retrouver les bonnes sensations et entamer la mise au point de notre moto.

Nous sortons en début de séance en vieux pneus. A notre plus grande surprise, le rythme de la Kawasaki #17 est instantanément très rapide, au bout de quelques tours nous pointons en haut du classement avec un chrono en gros 1’19. Dans le dernier tiers de séance, nous claquons un pneu arrière neuf équivalent à du SC1 et nous voilà propulsés à la 6e position scratch et de loin 1er Challenger avec un chrono en 1.19’162. Nous en sommes les premiers étonnés mais nous entamons le week-end en dominateurs du plateau de Challenger, puisque notre premier poursuivant est relégué à plus de 7 dixièmes… Voilà un meeting qui commence bien !

Après quelques ajustements réalisés à l’électrnique et au châssis, nous abordons la seconde séance libre dans un état d’esprit plus agressif. Objectif 1’18 ! Nous repartons en début de séance avec les pneus du matin, et sommes réguliers en 1’19 moyen. En fin de séance, nous décidons de passer un pneu soft neuf type SC0 pour confirmer le bon potentiel entrevu jusqu’ici. Tout continue à se passer vraiment bien, puisque nous décrochons la 9e position scratch et le meilleur temps Challenger en 1.18’761. Objectif atteint, nous sommes rapides, réguliers et dans le coup pour la course à la pôle position le lendemain.

 

 

Samedi matin, l’équipe des Pépis est à nouveau à pied d’oeuvre pour la qualification. Malgré une température de piste encore un peu basse, nous décidons tout de même d’opter pour une référence de pneu arrière soft à l’inverse de la veille au matin. Au feu vert, les Superbikes s’élancent en piste mais nous prenons notre temps pour sortir dans la mesure où nous n’avons qu’un seul pneu à passer. Après quelques minutes, c’est parti pour un premier run lors duquel nous n’arrivons pas à retrouver les sensations et le grip de la veille… Il ne fait pas assez chaud pour que le pneu arrière soft fonctionne de façon optimale. A l’arrachée, nous réussissons à améliorer un peu au cours du second run et terminons cette séance au 14e rang scratch et 2e Challenger en 1.19’167. Un peu déçu vis à vis du potentiel entrevu la veille, nous sommes confiants quant au fait d’améliorer l’après-midi.

L’après-midi, c’est reparti pour un tour ! Nous sortons en début de séance avec les vieux pneus du matin, la température de piste à beaucoup augmenté et le pneu arrière soft se comporte étonnamment bien au vu de son usure avancée. Nous sommes réguliers en petit 1’19. En fin de séance, nous sortons avec un pneu de qualification : objectif pôle position ! Le premier tour lancé sera quasi parfait et nous voilà propulsés en 9e position scratch et polemen Challenger avec un superbe chrono en 1.18’468.

 

 

Voilà la performance que l’on attendait, nous sommes pointés à seulement deux dixièmes du top-6 et à à peine 1 seconde de la pole position scratch. Autre bonne nouvelle, notre excellent rythme de course nous affiche comme favoris en course.

Le soir, nous allons nous coucher après un bon repas avec un furieuse envie d’en découdre. Nous avons vraiment un très bon potentiel, et les courses du lendemain seront une belle opportunité de victoire et de reprise des rênes du championnat.

Dimanche en fin de matinée, nous sommes en grille pour la première course. Bien que nous ne soyons pas idéalement placés pour ce premier départ, nous avons foi en nos capacités de remontée. Cependant, il s’agira de ne pas être fainéant au départ et lors des premières boucles afin de ne pas se laisser distancer d’entrée !

 

 

Auteur d’un départ correct, PonPon se fait méchamment tasser dans le premier enchaînement de virages. Nous bouclons le premier tour à une lointaine 16e position et 4e Challenger. Dès le deuxième tour, la Kawasaki #17 se montre très agressive en piste et la remontée s’amorce. Conformément à notre tableau de marche, nous sommes très rapides dès les premières boucles bien qu’un peu englués dans le trafic. Au 4e tour, nous sommes déjà revenus 12e scratch et 2e Challenger et revenons sur un Hugo Clere déjà installé en tête du classement Challenger. Malheureusement, à la fin du 5e tour, PonPon est peu trop optimiste à l’accélération et est victime d’un vilain high-side à la sortie du dernier virage. Notre pilote s’en sort fort heureusement indemne, et est contraint de regarder la fin de course depuis le bord de piste…

Rapatrié au box à la fin de la course, le bien surnommé Pépibac est quand même bien mâché… Il a fait un sacré vol plané ! La moto quand à elle, est en piteux état mais n’est pas trop sévèrement endommagée. Les mécanos s’attaquent donc d’office au remontage en vue de la course 2, et il y a quand même un sacré boulot à abattre en peu de temps.

Après un passage de PonPon chez l’ostéopathe, la moto est remontée et l’heure de la course 2 approche. Nous rejoignons la grille de départ cahin-caha et un peu fébriles. Dans le tour de formation première alerte : le maître cylindre de frein avant que nous avons remplacé suite à la chute du matin défaille. A son arrivée sur la grille, la roue avant est complètement bloquée et il nous est même impossible de mettre la couverture chauffante sur le pneu ! Les mécanos sortent les outils et ouvrent la vis de purge pour libérer la pression emprisonnée dans le circuit de freinage. Tout semble rapidement revenir à la normale et nous décidons de quand même prendre le départ, avec pour consigne de rentrer aux stands si le problème persiste.

Dans le tour de chauffe, le problème tend à revenir… PonPon essaie quand même de prendre le départ et les quelques secondes de répit offertes aux freins le temps que la grille se mette en place permet d’évacuer la pression dans le circuit. Cependant, rien n’y fera : après un demi-tour de course le problème est déjà revenu et notre pilote manque de chuter lorsque la roue avant se bloque à la remise des gaz. Alors que PonPon finit son tour au ralenti, nous savons déjà que c’est l’abandon.

Sportivement, nous avons vécu un dimanche vraiment très décevant. Surtout dans la mesure où nous avions le potentiel pour gagner et reprendre la tête du classement Challenger. Avec ce double-zéro, nous voici relégués en 2e position, avec 56 pionts de retard sur Hugo Clere… Malgré tout nos efforts, une bête chute met fin ce dimanche à Pau-Arnos à tous nos efforts de titre.

Malgré tout, nous conservons notre joie de vivre : nous avons une fois de plus montré que nos progrès se concrétisent en vitesse. Nous avons signé une pole position magnifique samedi, et nous étions vraiment rapides sur ce circuit de Pau-Arnos. En vue de la fin de saison, nous allons panser avec application nos plaies, remettre en état une moto capable de gagner et revenir plus forts encore.

Aujourd’hui par contre, au vu de notre position au championnat et d’un budget encore affaibli par le matériel détruit en course 1, nous ne sommes pas encore sûrs de pouvoir défendre nos chances à Carole fin août dans de bonnes conditions. Par contre, nous serons présents avec certitude à Albi pour la finale avec la ferme intention de retrouver le chemin de la victoire.

Merci à tous pour votre soutien et à très bientôt ! Forza TTS !

 

 

 

 

 

One thought on “FSBK Pau-Arnos : Vitesse et précipitation

  1. bonjour à toute l’équipe j’étais vraiment triste de voir comment s’est déroulé le week-end à Pau Arnos d’autant plus que j’étais à la prés-grille
    je souhaite à tous de meilleurs résultats pour les prochaines
    Je ne serais malheureusement pas présent à Albi
    je vois l’équipe pour la journée TTS de Nogaro le 15/08
    Sportivement
    Papy commissaire de Nog

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